Sous le charme du canyoning

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Avec mon été bien occupé et le rare temps ensoleillé des premiers mois estivaux, je commençais à être quelque peu nostalgique de mon été 2016 passé en plein air... Mais voilà que plusieurs jours de beau temps se sont alignés et que l'occasion de faire du canyoning au Parc de la Chute Ste-Agathe s'est présentée. Heureuse de ma première expérience de canyoning à Gaspé... j'ai sauté sur la nouvelle occasion!

Le rendez-vous était donné en milieu d'après-midi. Premier défi : mettre la combinaison isothermique, le wet-suit en bon québécois... «On est-tu vraiment obligé de passer par là, c'est l'été, come on, l'eau est assez chaude pour qu'on mette simplement un maillot de bain, non?» Euhhh... trois heures à rentrer et sortir de l'eau en alternance... si on veut pouvoir s'émerveiller devant les paysages, plutôt que de se concentrer à arrêter de claquer de dents, oui, c'est nécessaire!

En se sentant un peu comme des avatars, Antoine et Stéphanie, nos deux guides, Guillaume, Aurélie et moi entamons une courte randonnée pour se rendre au pont couvert de Sainte-Agathe où toute l'aventure débutera! Pendant la marche, Antoine, également spécialiste de la forêt boréale, nous fait découvrir quelques surprises forestières. Il termine avec les explications les plus importantes : la technique de descente en rappel.

L'intro terminée, on passe à l'action. Dès le début, le sport commence pour vrai: on fait notre première descente en rappel qui se termine par notre premier saut à l'eau! C'est fait, on est mouillés. C'est fait, le sourire nous est accroché! Et voilà qu'un autre saut s'additionne... Paroi grimpée, on se lance pour un saut de quatre mètres.

Petite pause d'adrénaline, alors dans l'eau, on apprend à se laisser flotter sur le dos, pieds en l'air. Imaginez-vous installé confortablement sur votre sofa pour écouter votre épisode des Simpson préféré. C'est la même sensation, mais simplement plus humide... C'est la détente, on se laisse porter par le courant. Quelques rapides plus loin parcourus, un dénivelé d'envergure nous complique cependant le chemin, c'est celui spécifiquement de LA chute du Parc de la Chute Ste-Agathe. Je n'ai pas encore descendu la paroi que je souris déjà à m'imaginer la dévaler par contre. Bien, croyez-le ou non, c'est encore plus sensationnel que je l'imaginais lorsque mon tour arrive. Le summum de la descente : le passage sous LA chute, là où on tente de trouver l'accalmie.

Glissades naturelles sur roches s'enchaînent, contemplation du paysage et marche lunaire... Sur un sol gris rocailleux, de nombreux cratères semblent s'être formés. Stéphanie nous explique que de petites roches, avec le mouvement de l'eau, créent un tourbillon érosif qui creuse le sol et forme des marmites. Qu'elles soient de cinq centimètres de diamètre ou même d'un mètre, elles piquent la curiosité.

À la fin de notre périple, Aurélie et Guillaume me confient qu'ils ont eu un coup de coeur pour la tyrolienne au haut de la Roche préhistorique. Le mien cependant est sans aucun doute ce qu'on surnomme la machine-à-laver. En solo ou en duo, jambes accrochées, le courant nous emporte dans un mini tsunami. L'air complètement fou, mais en parfaite synergie avec la nature, acteur ou spectateur, le rire domine!

Voilà, j'ai pu rire, j'ai pu sentir mon coeur battre, j'ai pu me ressourcer. Surtout, j'ai vu la rivière Palmer sous un angle impressionnant. Je me sentais actrice du spectacle ensoleillé. C'est ce que j'appelle une journée de plein air réussie!